Comment Le meilleur plan tourne au vinaigre ?

Je souhaitais aller à Minca car on en parle beaucoup comme une région agréable avec un climat supportable que la côte où pourtant souffle un vent qui rafraîchit la température et vous fait manger du sable ou de la poussière. Je reviens à mon histoire pour savoir comment le meilleur plan tourne au vinaigre.

Un de nos cousins souhaitait venir avec nous à Minca car c’est une ville « muyagradable y carinosa » Bref, le bon plan recommandé par un membre de ta famille. Mais là l’histoire devient cocasse car nous partîmes 4 et nous fumes 8 à la sortie.

La première étape nous devions prendre un bus car cela paraissait le plus simple. Mais les bus ma petite dame ils partent à 6 h du matin et rentrent à 15h30 et coûtent 8000 pesos/par pers. Bon ils partent une heure plus tard mais les horaires colombiens sont souples. Nous cherchons une solution en nous tournant vers le cousin qui fait chauffer sa SIM car c’est aussi très sport ici pour les cartes. Il nous trouve un Van pour nous car nous étions 6 à ce moment-là. On me dit Van et j’invite dans ma joie d’aller voir le meilleur plan de Colombie la famille qui nous héberge Ils sont très gentils et l’hôtesse nous parlait de Minca avec les yeux embués. Mais cela commence à coincer car le chauffeur veut augmenter ses prix, un grand classique. Finalement on se met d’accord pour 160 000 pesos pour 8 et doit venir vers 9h.

Mais au matin on n’a pas le Driver qui a fait faux bond. Je réagis rapidement et je demande ce que l’on fait à 8h sans chauffeur. Le cousin relance son téléphone et trouve deux voitures pour 200 000 pesos (environ 57 €) plus la bebida (la boisson pour les chauffeurs). Ils arrivent à 10h30 pour 9 h. Rien d’anormal et on part enfin pour Minca. On arrive dans une ville bruyante pleine de monde et de boutiques à touristes (le miel, le café et Cacao entre autres) il a aussi beaucoup de parquaderos car il faut bien caser les voitures des touristes. Cela commence bien, on arrive dans un chemin de chèvres et le chauffeur ne veut pas aller plus loin. On convient de se retrouver vers 17h00 – 17h30.

Vue de l’Hostal Colibri sur Santa Marta

On monte à l’Hostal Colibri et cela monte bien, car je crache mes dernières cigarettes fumées en 2012. A l’accueil je vois la fille de Romaric qui a bien grandie. On l’a vue en 2013 chez nous pour le jour de l’an.

Comme dans le sketch Papa est en Haut et Maman est en bas. Je cherche Papa et je crache encore un peu de goudron et les mollets demandent grâce. Mais je fais demi-tour, je cherche Maman, mais pas de traces et je retourne voir sa fille.  On remonte comme des chamois un peu de pierre et des marches de 30 cm. Et j’arrive en haut de la Propriété.

Je trouve Romaric qui me montre ces derniers travaux. J’ai laissé tout le monde à l’accueil dans les fauteuils et les hamacs. On visite les travaux et on fait le tour des chambres, car cela s’étend sur plusieurs lots et niveaux. Maman pour finir est à Santa Marta (en bas)

Après ces épreuves je rencontre des Canadiens et nous parlons un peu français (et eux canadiens). Nous partons déjeuner dans un restaurant en bord de rio qui s’appelle Doña ana. On a faim et soif et le cadre est splendide. on paie 165 000 pesos pour 10. Mais on doit s’arracher car les deux jeunes veulent nous faire connaitre Pozo Azul.

 Notre ami propose de nous emmener ce qui est très gentil mais sa voiture est en plein soleil sans clim, la batterie est débranchée car un essuie-glace vide la batterie, et les amortisseurs sont morts. Et nous devons abandonner le frère de Luz et sa femme car monter à l’arrière ne les enchantent pas. Ils ne seront pas les plus malheureux en fin de compte.

En  route pour Pozo Azul, et son cauchemar, car la route pour aller là-bas est un chemin en très mauvais état. Mon épouse m’explique que c’est pour garder le coté naturel. Mon dos n’est pas de cet avis et les amortisseurs non plus.

Notre ami qui a des courses à faire nous laisse au départ et nous recommande d’aller au troisième site car les deux premiers sont pleins de monde. Il doit nous reprendre si on l’appelle. On trouve le chemin, c’est une noria de motos et de piétons qui montent et descendent. Le pire ce sont les motos qui se croisent et vous obligent à faire attention à eux. On nous avait dit 10 mn et même 5 mn au départ par une jeune femme charmante.

Ma chérie ronchonne et son petit fils lui dit que l’on arrive bientôt ce qui est vrai 45mn plus tard. Et il va falloir remonter, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Je planterai bien tout le monde pour aller voir l’Aguilla qui doit être fraîche et délicieuse. Mais je ne peux pas laisser ma chérie et sa mère qui marche bravement sans se plaindre. 

Ou arrive dans un trou d’eau avec plein de monde qui circulent car il leur faut rejoindre les bus. On se repose un peu dans la fraîcheur du cours d’eau et le bar est de l’autre coté et inaccessible car mon épouse a peur que je tombe dans le rio. On regarde les autres boire au loin et on attend les trois brigands qui nous ont plantés pour garder leurs affaires. Nous décidons de partir à 16h30 car il faut remonter et trouver un transport pour revenir à Minca.

Nous demandons à tout hasard aux chauffeurs de moto le prix pour remonter le chemin 5000 pesos et 10000 pour aller à Minca. Nous remontons le chemin tranquillement et on savoure le calme de la nature sans les motos et la foule.

Mais le temps file, on a fait une pause dans un petit site ou ils font des jus de fruits naturels 4000 pesos le petit et 7000 pesos les grands. Comme on a soif on prend un grand et arrivent nos touristes qui ont faim et soif et ils prennent un sandwich végétarien à 10000 pesos. Le pain vient d’une boulangerie française La Miga qui est fort bon mais il étouffe un peu pour le prix. Je découvrirai que l’on a aussi servi de repas pour les Sand Flies« vous passerez des jours à vous gratter pour finir avec un trou dans la peau (car les sandflies* ne vous piquent pas,non… Elles vous mordent. » On me le dira le soir en voyant mon bras droit.

*Los flebótomos hembrasson hematófagos, conocidos como los únicos vectores de leishma-niasis y deotras enfermedades típicas de áreas tropicales y subtropicales en el mundo; supequeño tamaño (2,5 a 3,5 mm) les permite pasar en algunas ocasionesinadvertidos.

On part il est 17h et quelques. En plus dans la fatigue j’oublie mon sac avec mes appareils photos. Je dois laisser ma chérie et se mère et je croise les jeunes qui flâne et font des photos. J’arrive juste à temps pour voir la personne qui cherchait le propriétaire du sac. Je le prends au vol et je repars pour rejoindre ma chérie. Je les vois au loin en haut de la côte.

La nuit arrive et les perroquets ne sont pas bavards

Il fait presque nuit, et là on apprend qu’une des voitures est partie car nous n’étions pas à l’heure. Et pour venir le chauffeur restant demande 50000 euros de plus pour venir. On croise un motard qui nous propose de nous descendre pour 5000 pesos chacun. Aucune discussions possibles. Je dis, mais il y un magasin derrière, ils doivent avoir un téléphone et nous aider pour nous sortir de ce merdier. Je suis en rage car personne ne bouge et je ne veux pas payer à prix d’or ou revenir à pied. La jeune fille charmante nous trouve un chauffeur qui nous descend pour 20000 pesos (après négociations) . On reprend la route cabossée et on arrive à Minca et le cauchemar continue car on n’a plus qu’un chauffeur qui veut je paie pour celui qui est parti. Un chauffeur de taxi s’arrête et renifle la bonne affaire. Il veut bien pour 70000 pesos nous descendre à Minca. Je lui dis que cela sera 45000 pesos o nada. Pendant ce temps, je parle avec notre chauffeur qui est un cousin de la famille.Notre chauffeur de taxi a vu que je ne bougerai pas et accepte les 45 000 pesos.

Le retour ne sera pas de tout repos car notre chauffeur a dû profiter de la bebida que l’on doit payer et je vois en arrivant qu’il a les yeux rouges et sent l’alcool.Mais le Dieu de Pozo Azul a veillé sur nous. Je voulais lui donner 100000 pesos car un chauffeur manquait à l’appel. Je laisse Luz négocier et cela nous coûte 160000 pesos et une poignée de pesos pour la bebida. Le principe est assez simple vous payez pour être conduit et en attendant le chauffeur boit plus ou moins.

Je n’ai pas vu Ali baba mais les 40 voleurs dans la même journée. Moralité si vous voulez aller à Pozo Azul aller à pied et de bon matin cela doit valoir le coût mais pas un samedi où un dimanche. Sinon, partez avec un paquet de pesos.

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